Convention de subvention : du travail sur la planche pour le GEAR

Une convention de subvention a été signée début février entre la Caisse des dépôts et consignations et le GEAR qui, pour rappel, fédère les entreprises industrielles pour décrocher des marchés liés à l’aéronautique.

Une convention de subvention a été signée début février entre la Caisse des dépôts et consignations et le groupement des entreprises de l’arrondissement de Romorantin. Explications. Pour rappel, en préambule, le GEAR fédère les entreprises industrielles pour décrocher des marchés liés à l’aéronautique. Pour aller plus loin dans sa démarche, ce pôle aéro-défense a répondu à un appel à projets « partenariats pour la formation professionnelle et l’emploi » et son dossier a été retenu. Une convention vient donc d’être conclue pour une durée de trois ans avec, à la clé, des financements alloués. « Nous avons effectué un long travail depuis 2015 avec pas moins de 80 réunions avec tous les intervenants potentiels dans ce dossier, » explique Michel Lombard, président du groupement, en précisant. « Le projet, que nous avons défini est soutenu financièrement à 50 % par des fonds privés, à 50 % par des fonds publics. » Le commissaire général à l’Investissement, Louis Schweitzer, a ainsi entre autres, attribué une participation du Programme d’investissements d’avenir (PIA) à hauteur de 1,335.000 € pour l’opération que souhaite mener le GEAR, à savoir créer un éco-système autour de l’aéronautique et de la défense. « Nous voulons continuer à soutenir le développement aéronautique mais aussi apporter une réponse aux besoins des entreprises en termes de main d’œuvre. » De récentes études démontrent en effet que d’ici trois ans, 300 recrutements seront nécessaires pour combler les départs à la retraite, par exemple. L’attractivité en point de mire Pour entrer davantage dans le détail, le projet du GEAR, chiffré à plus de 2 M€, se décompose en six axes d’actions (ressources humaines en entreprises, attractivité des métiers, formation continue et initiale, etc.). « L’objectif n’est pas de promettre X emplois. Notre volonté est surtout d’inverser la spirale négative des pertes d’emploi », souligne encore Michel Lombard. « Parfois, une entreprise reçoit une commande mais ne peut y répondre. Ce n’est pas un problème d’investissement mais de ressources en personnel formé et qualifié. » Michel Guimonet, président de la Maison de l’emploi de l’arrondissement de Romorantin qui figure parmi les partenaires impliqués dans ce dossier, ajoute : « Cette action collective est une chance pour notre territoire. Nous avons notamment là, l’occasion de changer l’image de ces métiers et de la rendre un peu plus attrayante. »

source : cci economique n°39 page 10