Le pôle Aéro-Défense

Capter les 40?% d'augmentation de l'activité aéronautique prévus dans les 18 mois à venir, « c'est tout à fait envisageable. »

Capter les 40 % d'augmentation de l'activité aéronautique prévus dans les 18 mois à venir, « c'est tout à fait envisageable. »
A écouter Michel Lombard, directeur de l'usine de missiles MBDA de Selles-Saint-Denis et président du Groupement des entreprises de l'arrondissement de Romorantin (GEAR), le calendrier du projet aéro-défense du Sud-Sologne va devoir s'accélérer.

L'enjeu pour ces entreprises pour la plupart déjà en contrat avec la Défense ? « Profiter du boom de l'aéronautique civile » pour répondre aux besoins de sous-traitance d'Airbus notamment. L'avionneur affiche l'équivalent de huit années de commandes ferme. Et, comme « la fenêtre de tir sera très étroite », il y a urgence à s'organiser. Lancement programmé pour janvier.
Les diagnostics de besoins en formation et de certification de la vingtaine d'entreprises adhérentes au projet (lire ci-dessous) doivent être effectués d'ici à la fin de l'année. Compter sur du personnel formé, « c'est ce qui nous permettra de répondre aux appels d'offres », précise Michel Lombard. L'une des clés de la réussite pour la Sologne, si elle ne veut pas laisser passer sa chance. Les premiers contacts doivent être pris mardi.

Un planning serré

Un planning serré dont dépend un pan de l'économie solognote. « Le sud du département a besoin d'une véritable vague de réindustrialisation pour panser le départ de l'automobile il y a dix ans », rappelle Michel Lombard.
Bonne nouvelle : l'industrie aéronautique utilise « les mêmes connaissances techniques nécessaires à la Défense. » Un savoir-faire présent en partie sur le territoire du GEAR, au sein de fleurons comme MBDA.
Un constat à relativiser toutefois. « Les compétences attendues pour l'aéronautique sont déjà en tension sur le territoire national. D'où notre volonté d'identifier précisément les métiers en besoin de formation pour être les plus performants possibles », explique Gaëlle Corfec, animatrice du GEAR. La preuve que la bataille s'annonce disputée.