SKV lance un plan d'investissement

Fortement touchée par la chute du secteur aéronautique à cause du Covid-19, SKV a rebondi et investit pour mieux se diversifier.

Les machines ne se sont presque pas arrêtées à SKV. Spécialisée dans le fraisage et le décolletage de pièces pour l’industrie, l’entreprise de Romorantin, rachetée en 2017 par Texalliance, a connu une année 2020 chaotique à cause de l’épidémie de Covid-19. « On avait des perspectives plutôt bonnes. On travaillait à 70 % pour l’aéronautique », raconte Olivier Nicolle, président de Texalliance, qui a investi 900.000 € en deux ans dans l’entreprise pour la moderniser.

« Nous sommes de plus en plus diversifiés et très réactifs »

Le secteur de l’aéronautique étant sinistré à cause de la pandémie, la PME s’est retrouvée amputée de 25 % de son chiffre d’affaires. L’entreprise a dû trouver des solutions rapidement : « Nous avons été dans tous les secteurs. Nous n’avons pas eu le temps d’avoir une stratégie digne de ce nom. Nous avons pris toutes les opportunités. Aujourd’hui nous sommes de plus en plus diversifiés et très réactifs ».

Pour rebondir, SKV se positionne dans la recherche et le médical. « Nous allons continuer à travailler avec nos clients aéronautiques pour les redévelopper. Aujourd’hui ils sont bas mais il y aura une reprise. Le but c’est de les écouter pour repartir avec eux », explique le président de Texalliance qui espère « multiplier par deux le chiffre d’affaires d’ici 5 ans ».

Olivier Nicolle veut faire de cette période de turbulences une force. « Pour prendre le rebond, nous allons investir entre 1 et 1,5 million d’euros », annonce Olivier Nicolle. Ce pendant d’investissements prévoit « l’achat de machines et l’environnement qui va avec ». SKV va notamment prendre le virage de la découpe laser pour « permettre de travailler dans tous les secteurs ». L’entreprise souhaite aussi investir dans les compétences et recherche activement un contrôleur qualité. L’embauche d’un opérateur et d’un régleur est également envisagée.

Dans un secteur où la concurrence s’est encore accrue à cause du Covid-19, SKV veut miser sur la valeur globale de ses produits. « Le but de cette démarche sera de proposer des ensembles finis », ajoute Olivier Nicolle. En d’autres termes, passer de la fabrication de petites pièces à l’assemblage.

Malgré une période difficile, ces investissements sont un signal envoyé aux dix salariés de la PME : « Si on croit dans ce plan, c’est dans une logique de rester et de pérenniser l’entreprise ».

Source : La Nouvelle République, 26/04/2021